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Christian Zanési (FR)

"Paysage électronique avec train"

Live - Electroacoustique

15'

SAMEDI 22 NOVEMBRE 2014

BÂTIMENT DES FORCES MOTRICES

Véritable activiste du son, Christian Zanési à cotoyé l’univers sonore depuis sa tendre enfance. Ancien étudiant de Pierre Schaeffer et Guy Reibel, il a ensuite rejoint le Groupe de Rercherche Musicale (GRM) de l’INA en 1977, où il a pratiqué divers métiers du son en multipliant les expériences, les réalisations et les rencontres. Insatiable explorateur de la musique, il est à l’origine de nombreux projets, à l’instar de l’émission Electromania sur France Musique, l’association Ars Sonora qui édite la revue électronique Ars Sonra Revue, les 4 coffrets CD, Archives GRM, Bernard Parmegiani, Luc Ferrari et Pierre Shaeffer, ainsi que le festival «Présences électronique» à Paris.

Personnage emblématique de la scène électroacoustique française, activiste plus qu’affirmé dans la transmission de la musique, Christian Zanési est aujourd’hui responsable artistique de l’Ina GRM. Compositeur acousmatique s’il en est, il compose dans son home studio depuis les années 90 et puise son inspiration dans la rencontre poétique avec des sons remarquables, tout en cherchant à aller toujours plus loin dans l’exploration des nouvelles possibilités que lui offre la musique électroacoustique.

A Présences Electroniques Genève, il interprètera Paysage électronique avec train (2006-2012), qu’il évoque en ces termes: « Ma sensibilité actuelle est attirée par le son électronique. Non pas un son doux et apaisant, mais plutôt tendu, presque acide: un son d’alerte. Je l’ai trouvé sur un très vieux synthétiseur, construit au GRM dans les années 60 par l’ingénieur Francis Coupigny. Un synthétiseur modulaire avec sa matrice de connexion – peut-être le premier du genre – rangé (oublié) au sous-sol, mais toujours en état de marche. J’ai travaillé ce son «d’aujourd’hui» en y associant des matières chargées d’émotion: bruits et signaux de train, éclats, respirations, etc… Toutes ces sonorités que j’ai à l’intérieur de moi, comme des souvenirs disponibles. Le titre de la pièce a d’abord été 2006, l’aube rouge, car au moment où j’ai terminé ce travail, c’est-à-dire quelques heures avant la nouvelle année 2006, il m’a semblé que j’avais voulu peut-être parler d’un monde devenu terriblement inquiétant et dangeureux: une aube rouge se levait. Six ans plus tard, et à la même période de fin d’année, j’ai repris la pièce en la simplifiant comme pour n’en garder – je l’espère – que l’essentiel.»